Selon le département d’Etat américain, il s’agit du «plus grand engagement d’aide militaire bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis» qui doit permettre à Israël de conserver un «avantage militaire qualitatif» sur ses voisins, comme l`exigent les résolutions du Congrès américain.
Les ternes de cet accord ont été négociés pendant de longs mois. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou réclamait une augmentation de l`aide de cinq milliards de dollars par an mais le Congrès ne l’a pas suivi. De plus, Israël a signé un document en vertu duquel «l’Etat hébreu ne demandera pas de fonds supplémentaires au Congrès».
Le choix du moment pour la conclusion de cet accord a été choisi à dessein avant le départ du président Obama car le président qui sera élu en novembre prochain, qu’il soit démocrate ou républicain, ne pourra pas le modifier.
Une telle générosité contraste fortement avec le discours d’américains qui ne cessent de déplorer les baisses de budget sur le plan fédéral. Par rapport de l’année 2015, le déficit budgétaire s’est déjà alourdi de 24,4% et ce n’est pas terminé : de récentes projections du Bureau du Budget du Congrès, anticipent un déficit budgétaire de 534 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.
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