HRW chiffre à 161 les mineurs non accompagnés détenus lors des six premiers mois de 2016, pour un total recensé de 3.300 arrivés pendant la même période.
"La Grèce affirme que c`est pour leur protection qu`elle doit placer ces enfants en garde à vue, mais être enfermés dans des cellules surpeuplées et répugnantes est la dernière chose dont ces enfants ont besoin", a commenté Rebecca Riddell, chercheuse auprès de HRW.
De fait, les autorités grecques ont plusieurs fois admis recourir à la détention d`enfants migrants dans des postes de police et centre de rétention, faute d`autres solutions pour leur prise en charge.
La Grèce invoque ses difficultés à assurer dans l`urgence et avec un soutien européen défaillant l`accueil des dizaines de milliers d`exilés bloqués dans le pays par la fermeture de la route des Balkans.
"La Grèce et l`Union européenne devraient mieux faire pour apporter à ces enfants vulnérables l`assistance dont ils ont besoin et qu`ils méritent", a ajouté Mme Riddell, citée dans un communiqué de l`ONG.
Le sort des réfugiés et migrants mineurs non accompagnés doit d`ailleurs figurer au centre d`une visite à Athènes qu`effectuera lundi à Athènes la commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova.
HRW juge notamment que la Commission européenne devrait allouer des fonds d`urgence à la création de sites d`hébergement d`enfants non accompagnés en Grèce, les 800 places disponibles étant largement insuffisantes.
Comme Athènes s`épuise à le faire aussi, jusque là sans grand effet, l`ONG appelle également à une accélération du programme européen de relocalisations des réfugiés, plombé par la mauvaise volonté de nombre d`États membres. Début septembre, seuls 49 enfants non accompagnés avaient bénéficié d`une telle mesure.
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