Réclamée par les Verts depuis décembre 2015, c`est l`association Une monnaie pour Paris, créée en 2016 par une dizaine de bénévoles, qui dialogue avec la Mairie de Paris sur la «nécessité d`initier une MLC» (une monnaie locale complémentaire, ndlr) pour la capitale française. Cette monnaie locale parisienne viendrait donc en complément de la monnaie nationale et une campagne d`information a vu le jour au mois d`août dernier.
La forme de cette MLC, fiduciaire ou électronique, reste toutefois encore à définir. Antoinette Guhl précise qu`une étude d`impact sur le sujet est en cours et que cette monnaie locale pourrait, par exemple, servir à payer les cantines ou les services de la ville. «Rien n`est encore fixé mais la réflexion est ouverte», précise l`élue. Cette monnaie pourrait s`appeler «La Seine» mais le choix définitif du nom sera soumis à un vote collectif en novembre prochain.
Les monnaies locales complémentaires ont pour but de favoriser les circuits courts et l’économie locale : les utilisateurs consomment exclusivement des produits fabriqués autour de chez eux. Selon ses partisans, la MLC recentre ainsi le pouvoir économique d`une façon démocratique et permet d`enrayer la délocalisation, l`évasion fiscale, la spéculation et le chômage.
«Pour agir en `consomm`acteur`, il faut que la monnaie soit simple d’utilisation (une unité de La Seine équivaudrait en cela équivalente à un euro) afin qu`elle ne touche pas uniquement des personnes déjà convaincues de son efficacité. Il s`agit d`un outil idéal pour que les citoyens et les entreprises démarrent ensemble une transition énergétique (moins de transport puisque consommation de proximité) et sociale (favoriser la fabrication locale)» précise Lucas Rochette-Berlon, le président d`Une monnaie pour Paris. Aujourd`hui, en France, on compte déjà une quarantaine de monnaies locales en circulation.
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