Le communiqué ajoute que de nombreux manifestants et au moins 60 dignitaires chiites ont été arrêtés pour avoir tenu à Diraz, le sit-in de protestation contre le retrait de nationalité de cheikh Qassem.
Amnesty précise que quatre de ces dignitaires ont été condamnés à des peines allant de 1 à 2 ans de prison alors que neuf autres ont été placés en détention en attendant leur procès.
Un groupe d`oulémas chiites a dénoncé jeudi ces condamnations « injustes », dans un communiqué publié au lendemain du verdict rendu dans le procès de cheikh Majid al-Mechaal, l`un des quatre dignitaires, qui a écopé de 2 ans de prison pour « rassemblement non autorisé » et « incitation à la désobéissance à la police ».
Cheikh Issa Qassem, âgé de 75 ans est le chef spirituel de la majorité chiite et un opposant au régime bahreïni. Il a été déchu le 20 juin dernier de sa nationalité, accusé d`"encourager le confessionnalisme" et de "servir des intérêts étrangers", en allusion à l`Iran.
Cette mesure a été critiquée non seulement par téhéran mais également par les alliés occidentaux de Bahreïn.
Bahreïn est le théâtre d’une répression féroce d`un mouvement de contestation pacifiste lancé en février 2011. Le principal groupe de l`opposition, le mouvement Al-Wefaq a été dissous le 17 juillet par la justice bahreïnie.
Son chef, cheikh Ali Salmane purge actuellement une lourde peine de prison pour « complot contre le régime et incitation à la désobéissance ».
Amnesty rappelle aussi dans son rapport qu’au moins 316 bahreïnis ont été déchus "arbitrairement" de leur nationalité depuis 2012.
Tags:






