Les républicains et les démocrates savent parfaitement que l’élection présidentielle ne peut pas être gagnée sans les votes afro-américain et hispanique. Bien qu’ils poursuivent le même objectif, leur approche a été sensiblement différente.
Le candidat républicain Donald Trump a traité sa rivale démocrate de raciste et de xénophobe, ressortant du tiroir des déclarations d’Hillary Clinton en 2008 pour étayer son postulat.
Clinton a préféré s’abstenir de démentir et attaquer en retour. Elle a essayé de retourner les paroles de Trump contre lui-même, comme on peut le voir dans cette vidéo réalisée par son comité d’action politique et validée par la candidate démocrate.
« Vos écoles sont de mauvaise qualité, vous n’avez pas de travail. » « Oh, regardez mon afro-américain là-bas ! » « J’ai de très bonnes relations avec les Noirs, j’ai toujours eu de très bonnes relations avec les Noirs. » « Qu’avez-vous donc à perdre ? » « TOUT »
Alors que les sondages semblent indiquer que les deux candidats de ces élections présidentielles font partie des moins populaires de l’histoire, lorsqu’ils se voient contraints de choisir, 90% électeurs afro-américains tendent à voter démocrate.
« Je pense qu’il est un peu tard pour que Donald Trump puisse obtenir le vote afro-américain. Il s’est permis trop de railleries racistes et blessantes, ou du moins pouvant être interprétées comme telles par la communauté afro-américaine. » analyse Sara Somerset, journaliste.
Alors que la vidéo de Clinton semble avoir œuvré en faveur de l’ex-première dame, l’un des principaux défis de Clinton sera d’apparaître comme quelqu’un de capable de tenir les rênes de l’Etat, et non comme une crapule raciste qui a recouru à des moyens malhonnêtes pour se frayer un chemin jusqu’à la Maison Blanche, pour reprendre les termes de Trump.
Certains pensent que même dans le cas où la candidate démocrate venait à être élue, Trump a fourni assez de matière aux médias de droite pour discourir sur Clinton pendant des années.
« Je pense qu’il n’est pas anormal que quelques injures soient échangées entre les candidats, mais la plupart des gens n’y prêtent pas attention. Ils s’intéressent plutôt aux vrais problèmes. » fait constater Sara Somerset.
Tandis que Donald Trump cherche à convaincre les électeurs afro-américains, Hillary Clinton et le président Obama, dont la cote de popularité dépasse à peine 50% dans la dernière année de son mandat, devraient donner une conférence de presse conjointe à Philadelphie en septembre.
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