Lors d`un séjour au Pays des Cèdres, Qaasim Illi a voulu visiter un camp de réfugiés palestiniens, celui d`al-Beddawi. Mais les forces palestiniennes l`ont pris pour un agent d`Al-Qaida et il s`est retrouvé dans le bureau du chef de la sécurité. Menotté, avec un bandeau sur les yeux, il est ensuite emmené en jeep dans un cave du ministère de l`Intérieur à Beyrouth où il a atterri dans une cellule illuminée jour et nuit.
Pendant une dizaine de jours, il y a subi plusieurs interrogatoires. Ses repas se résumaient à des patates avariées. Et il entendait des cris des autres détenus, comme le raconte le Blick.
Sauvé par deux femmes
C`est une déléguée anglaise du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui l`a découvert en lui rendant visite dans sa cellule. Qaasim Illi lui a demandé de contacter l`ambassade de Suisse pour l`informer qu`il se trouvait détenu sans jugement. Mais la déléguée n`en avait pas le droit puisque son rôle se bornait à vérifier la situation des prisonniers.
Mais pour la plus grande chance du porte-parole, la membre du CICR est passée outre ses obligations et l`ambassade de Suisse a finalement pu accorder la protection consulaire à son ressortissant. Une source au sein du DFAE, à l`époque dirigée par Micheline Calmy-Rey, a confirmé l`intervention à la WoZ.
Peu après, Qaasim Illi est lavé par un juge de l`accusation d`espionnage et en décembre 2009, il peut rentrer à Genève à bord d`un vol de nuit des Middle East Airlines.
«Plutôt divertissant»
Le porte-parole du CCIS a pris position sur sa page Facebook. «Je ne sais pas du tout si je dois considérer ce récit comme une caricature amusante et laisser couler ou s`il faut s`irriter du mélange de détails et de contenu imaginé, voire faux.».
Il a préféré la première solution. «C`était un essai et il a fini comme une caricature stéréotypée. A cette lumière, le récit est plutôt divertissant.»
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