Le JIM a été créé conjointement par l`ONU et l`Organisation pour l`interdiction des armes chimiques (OIAC).
Au total, les enquêteurs se sont penchés sur neuf cas d`attaques chimiques, la plupart attribuées par les pays occidentaux aux forces gouvernementales syriennes.
Leur rapport final doit être remis au Conseil de sécurité avant fin août. Mais le mandat d`un an du JIM peut être prolongé si l`enquête n`est pas terminée ou pas concluante à cette date.
Le Conseil a menacé de prendre des sanctions une fois les responsables identifiés de manière catégorique.
Mais la Russie et la Chine, qui protègent le régime de Bachar al-Assad, auront encore la possibilité de bloquer toute mesure en utilisant leur droit de veto.
Car si Paris, Londres et Washington accusent le régime syrien, Moscou affirme qu`il n`y pas de preuves formelles de sa culpabilité et accuse de son côté l`opposition armée d`avoir utilisé des armes chimiques.
"Nous espérons (que le JIM) établira de manière absolument claire qu`il y a eu des attaques chimiques en Syrie et, si tant est qu`il est possible de le prouver, dira qui est responsable de chacune d`elles", a expliqué lundi l`ambassadeur britannique Matthew Rycroft. "Quiconque utilise des armes chimiques en Syrie doit rendre des comptes".
Il a affirmé "qu`il y aura des suites" si l`enquête est concluante.
"Le Conseil de sécurité devra prendre ses responsabilités quelles que soient les conclusions" du JIM, a affirmé le représentant permanent adjoint français Alexis Lamek.
Un rapport intérimaire du JIM, publié en juin, indiquait que l`enquête progressait mais que les enquêteurs manquaient encore de "preuves crédibles et fiables".
Leurs recherches sur le terrain ont commencé en mars mais elles sont ralenties par l`insécurité et elles dépendent du bon vouloir des autorités syriennes.
Les neuf cas étudiés concernent des attaques dans la province d`Idlib, à Talmenes le 21 avril 2014, Qmenas et Sarmin le 16 mars 2015 et al-Tamanah (29-30 avril et 25-26 mai 2014). Ont aussi été visées les localités de Kafr Zita (gouvernorat de Hama, 11 et 18 avril 2014), Marea (gouvernorat d`Alep, le 21 août 2015) et Binnish (région d`Alep, 21 août 2015).
Plusieurs incidents sont imputés par les Occidentaux à des largages de gaz de chlore par hélicoptère par les forces gouvernementales. A Marea, il s`agirait par contre de gaz moutarde utilisé par le groupe jihadiste Etat islamique.
Damas a toujours nié avoir utilisé des armes chimiques.
Le 21 août 2013, une attaque chimique avait tué des centaines de personnes à l`est de Damas.
La Syrie avait accepté ensuite un plan de démantèlement de ses stocks de gaz moutarde et sarin. En janvier dernier, l`OIAC a annoncé que cet arsenal avait été détruit.
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