Après plusieurs mois de tirs nord-coréens de missiles, consécutifs au quatrième essai nucléaire de Pyongyang en janvier, certains experts considèrent que les relations intercoréennes n`ont plus été aussi tendues depuis les années 1970.
La nervosité a encore été renforcée par une récente vague de défections au Nord, la plus emblématique étant celle, annoncée la semaine dernière, du numéro deux de l`ambassade de Corée du Nord en Grande-Bretagne.
Dimanche, un responsable du ministère sud-coréen de l`Unification a mis en garde contre le risque que Pyongyang ne fomente des attentats ou ne prépare des projets d`assassinats de transfuges ou de militants anti-nord-coréens.
Les manoeuvres Ulchi Freedom jouent un scénario complet d`invasion nord-coréenne. Washington comme Séoul affirment que leur objectif est purement défensif. Mais Pyongyang les considère comme une provocation. Dans un communiqué, l`Armée populaire coréenne (KPA) a indiqué que les unités postées à la frontière étaient "complètement prêtes à lancer des frappes préventives de représailles contre toutes les forces offensives ennemies impliquées". La moindre violation de la souveraineté territoriale nord-coréenne pendant ces manoeuvres ferait que la source de cette provocation serait transformée en "un tas de cendres par une frappe préventive nucléaire à la coréenne", ajoute un porte-parole de la KPA.
Pyongyang est coutumier de ce genre de menace, mais les experts considèrent que le risque d`une bavure ou d`un incident involontaire -qui pourrait avoir des conséquences militaires dramatiques- est plus élevé du fait de la fermeture ces derniers mois de tous les canaux de communication intercoréenne.
Pyongyang a coupé en début d`année les deux lignes de communication qui existaient avec le Sud, qui étaient dédiées à l`armée et au gouvernement. En juillet, la Corée du Nord a fermé son dernier canal direct avec Washington en cessant tous ses contacts avec le gouvernement américain via la mission nord-coréenne à l`Onu.
La réponse internationale à l`essai nucléaire de janvier a illustré l`isolement diplomatique de la Corée du Nord, qui a essuyé une nouvelle série de sanctions soutenues notamment par la Chine, principal soutien de Pyongyang.
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