La NSA aurait été elle même piratée par des hackeurs

  18 Août 2016    Lu: 660
La NSA aurait été elle même piratée par des hackeurs
Le New York Times et le Washington Post affirment mercredi que l`agence d`espionnage américaine s`est fait dérober des informations stratégiques.
L`Agence de sécurité américaine (National Security Agency, NSA), les grandes oreilles des Etats-Unis dont l`ampleur de la collecte de renseignements électroniques a été révélée par l`ex-consultant Edward Snowden, semble avoir été elle-même victime de pirates. Un groupe mystérieux de hackers, qui se présente comme les "Shadow Brokers", a mis en ligne des codes informatiques présentés comme des programmes destinés à franchir les pare-feu mis en place par des puissances rivales comme la Chine ou la Russie, ou de pays ennemis comme l`Iran, selon des experts interrogés par le New York Times et le Washington Post mercredi. La NSA elle-même n`a pas commenté ces informations malgré plusieurs relances de l`AFP.

Les hackers ont publié deux fichiers en ligne, l`un librement accessible, le second chiffré. Ils ont indiqué qu`ils mettront en ligne plus d`éléments en échange d`une levée de fonds de 1 million de bitcoins, une monnaie électronique difficile à tracer. Un bitcoin valait mercredi environ 575 dollars.

Selon le New York Times, ces programmes n`ont pu être collectés qu`en pénétrant les serveurs de la NSA. Un ancien employé de la NSA, qui travaillait pour l`unité chargée du piratage connue sous le nom de Tailored Access Operations (ou opérations d`accès sur mesure) a estimé que les données publiées étaient authentiques. "Ce sont les clés du royaume, sans l`ombre d`un doute", a-t-il affirmé au Washington Post, soulignant que cela mettait en péril "la sécurité de réseaux gouvernementaux et privés ici et dans le reste du monde".

Edward Snowden, l`homme qui a révélé au monde en 2013 l`ampleur de ce que la NSA espionne et s`est ensuite réfugié en Russie, a commenté ce piratage sur Twitter, estimant qu`il portait la marque d`une implication russe. Il avance l`hypothèse d`un avertissement qui relèverait plus de la diplomatie que du renseignement. Moscou réagit selon lui après avoir été accusé d`être à l`origine d`un piratage des courriels de plusieurs instances dirigeantes du parti démocrate, qui s`est déjà révélé embarrassant pour Hillary Clinton, et dont le site Wikileaks - qui les a publiés - affirme que les plus intéressants sont encore à venir.

Tags:


Fil d'info