Cette mise au point intervient en pleine polémique alors que sept mairies de stations balnéaires (Cannes, Sisco, Le Touquet-Paris-Plage, Leucate, Oye-Plage, Villeneuve-Loubet et Mandelieu-la-Napoule) ont interdit ce type de tenue. Ce week-end, six musulmanes ont dû quitter la plage, pratiquement expulsées par la police, et quatre autres jeunes femmes ont été verbalisées (38 euros) pour non-respect des règles en vigueur.
"Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses. Le burkini n`est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode. C`est la traduction d`un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l`asservissement de la femme", explique le premier ministre.
Derrière le burkini, "il y a l`idée que, par nature, les femmes seraient impudiques, impures, qu`elles devraient donc être totalement couvertes. Ce n`est pas compatible avec les valeurs de la France et de la République", argumente-t-il.
La burqa, une tenue qui cache entièrement le corps, y compris les yeux derrière un tissu à mailles, et le niqab, qui couvre le visage pour n`en montrer que les yeux, sont interdits en France dans la rue depuis 2010 et le voile islamique est interdit dans les écoles, mais il est autorisé dans les établissements d`enseignement supérieur, fréquentés par des adultes. Le hijab, qui masque la chevelure mais laisse le visage dégagé, ne rentre donc pas dans le champ d`application de cette mesure.
Cette loi a été validée à l`été 2014 par la Cour européenne des droits de l`homme (CEDH) qui a estimé dans un arrêt que "la préservation des conditions du +vivre ensemble+ était un objectif légitime des autorités françaises".
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