Les vieilles manies de Donald Trump sur Twitter
Le premier à avoir remarqué cette dichotomie est un artiste américain, qui a tweeté sa découverte le 6 août dernier.
Il était toutefois un peu rapide d’en conclure que les tweets provenaient de deux personnes différentes. David Robinson, chercheur en « data », a tenté d’y voir plus clair en analysant scientifiquement le contenu des tweets émis par chaque système. Premier constat : les tweets envoyés par Android sont plutôt émis le matin, tandis que l’iPhone chauffe l’après-midi. La petite manie (anachronique) de Donald Trump de relayer des tweets en faisant un copier-coller et en encadrant le message de guillemets, plutôt que de simplement appuyer sur le bouton Retweet, ne se retrouve pas chez l’utilisateur de l’iPhone.
Deux tons bien différents
Une autre preuve que l’iPhone sert à l’équipe de campagne est la présence bien plus importante de photos et de liens que dans les tweets provenant du téléphone, semble-t-il personnel, de Trump : il y a 38 fois plus d’illustrations ou de redirections dans les tweets du staff, a calculé David Robinson. Il y a aussi beaucoup plus de hashtags dans les tweets émis par l’iPhone, preuve d’une meilleure maîtrise du réseau social.
Enfin, l’analyse sémantique a permis de dégager deux tons bien différents. Les mots « badly » (« méchamment »), « crazy » (« fou »), « weak » (« faible) ou « dumb » (« idiot ») ont bien plus de chances d’être trouvés dans des tweets provenant d’Android, donc de Trump himself, que dans ceux de l’équipe qui contiennent plutôt des slogans de campagne comme « #makeamericagreatagain », « #Trump2016 » ou « #americafirst ».
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