JO : les manifestants politiques expulsés des stades
Plusieurs expulsions des stades. Douze Brésiliens dont une femme de 82 ans n`auront pas pu voir la fin du match opposant la France aux États-Unis en football féminin, samedi. En cause, une inscription "Dehors Temer", en référence au président Michel Temer, ainsi qu`une banderole en anglais demandant le retour de la démocratie dans le pays. Un autre Brésilien a lui été expulsé de l`épreuve de tir à l`arc sous les yeux de sa famille. L`arrestation, filmée, a fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures et agace dans le pays. Certains pointent en effet la faible place laissée à la liberté d`expression.
La population en colère. "Si quelqu`un m`avait demandé en tant que bénévole de retirer la pancarte d`un spectateur, je ne l`aurais pas fait", explique Luis Morrera, un bénévole qui s`est préparé pendant plusieurs mois pour les JO, mais a décidé d`abandonner son poste en signe de protestation. "La première action du gouvernement Temer a été de censurer. Celui qui s`est fait expulsé voulait juste exprimer son opinion. Je me sens exclu, comme une bonne partie de la population pauvre de ce pays", regrette-t-il. "Sont acceptés aux JO ceux qui sont d`accord avec le gouvernement Temer ou ceux qui ont l`argent pour se payer un billet."
Face à la polémique, le comité d`organisation a réagi. "Les JO ne sont pas un lieu de manifestation politique", précise-t-il, en se protégeant derrière une loi votée en 2016 et qui régit les messages dans les stades.






