Face aux menaces formulées par son homolgue Mevlut Cavusogli, il a estimé que «cela n`apporte rien de se lancer mutuellement des ultimatums ou de se menacer».
Mevlut Cavusogli avait réitéré lundi la menace de laisser tomber l`accord UE-Turquie sur les réfugiés si les Européens n`ouvrent pas leurs frontières aux Turcs d`ici octobre.
La Turquie «s`est engagée à mettre en oeuvre les avancées requises» pour cette exemption et «ce n`est pour l`heure pas le cas», a ajouté le ministre allemand des Affaires étrangères, dans le quotidien régional Rheinische Post.
Principal point de blocage à la suppression des visas pour les Turcs, Ankara a jusqu`ici refusé d`assouplir sa loi antiterroriste, jugée non conforme aux normes européennes. Il s`agit là de l`une des 72 conditions posées par Bruxelles.
Intérêt conjoint
Frank-Walter Steinmeier a refusé d`envisager un «plan B» en cas d`échec de l`accord sur lequel reposent les espoirs européens de réduire durablement l`afflux de migrants. Il a estimé qu`il était «dans l`intérêt conjoint de l`UE et de la Turquie de parvenir à une solution».
Aux discussions houleuses UE-Turquie s`ajoutent depuis plusieurs jours des tensions germano-turques. Elles viennent notamment de l`interdiction faite au président Recep Tayyip Erdogan de s`exprimer par vidéo lors d`une manifestation de Turcs dimanche à Cologne.
Ankara a qualifié d`«inacceptable» cette décision de la Cour constitutionnelle allemande et a convoqué lundi le chargé d`affaires allemand en Turquie. Ce geste a été minimisé par Berlin qui n`y a rien vu «d`exceptionnel».
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