Le site censé accueillir la torche olympique en fin de semaine est toujours en chantier. Pourtant, les ouvriers affichent un optimisme étonnant.
"Ça va aller, tout sera bon. On va travailler tard sans compter nos heures", assure Bruno, casque sur le front.

Quelques kilomètres plus loin, sur la plage de Copacabana, l`enceinte qui recevra la compétition de beach volley est loin d`être achevée. Elle est pourtant censée pouvoir accueillir 12.000 spectateurs d`ici à quelques jours

Un métro inachevé à 6€
Pour relier le principal parc olympique situé à Barra de Tijuaca au centre-ville de Rio, une nouvelle ligne de métro de 16 kilomètres a été construite. Inaugurée samedi après six ans de travaux, la ligne 4 est elle aussi encore inachevée. Elle fermera alors ses portes après les JO pour que certaines stations soient terminées. Afin d`amortir ce projet onéreux (près de 2,66 milliards d`euros d`investissement, soit quasiment le double du budget initialement prévu), le ticket de métro "olympique" est au prix exorbitant de 6 euros.
Les olympiades ne suffisent toutefois pas à faire oublier la crise politique et surtout économique qui traverse le Brésil. Les ouvriers du nouveau métro comptent bien profiter du feu des projecteurs du monde pour faire entendre leurs revendications. Ils menacent de faire grève pour une durée indéterminée s`ils n`obtiennent pas une augmentation de salaire dès ce jeudi, veille de l`ouverture des JO.
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