La relance par l`endettement. Ces dépenses monumentales ne sont pas le contrecoup de l`austérité. Déjà lourdement endetté (250% du PIB), le Japon espère toujours se sortir de sa crise structurelle par la relance. Le problème majeur de l`économie nippone est la déflation. Les prix ont chuté de 0,5 % sur un an tandis que la consommation ne repartait pas pour autant à la hausse. La croissance, elle, tournait autour de 1,2% en 2015.
Sur tous les fronts. Les dépenses allouées par l`État et les collectivités locales (65,7 milliards d`euros) auront comme objectif de faire redémarrer le tourisme et l`agriculture, lutter contre le déclin démographique (en facilitant la garde d`enfants), ou d`aider les régions sinistrées par les séismes de mars 2011 et d`avril dernier. Un volet est également dédié au soutien des entreprises pénalisées par la sortie de la Grande-Bretagne de l`Union européenne.
Ces entreprises japonaises sont doublement impactées par le "Brexit" : d`une part, leur accès au marché européen depuis leur implantation au Royaume-Uni est compromis, d`autre part le yen a connu une dévaluation peu après l`annonce des résultats du référendum britannique. Dernier chantier économique, le plan comprend plus de 52 milliards d`euros en équivalent de prêts à bas coût pour les grands projets d`infrastructures. On parle par exemple de poursuivre la ligne à grande vitesse Maglev qui doit désormais relier Tokyo à Osaka grâce à la technologie de "lévitation" électromagnétique.
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