En Thaïlande, une mère accusée de lèse-majesté pour avoir dit
Des messages privés. "Le dossier a été validé par le tribunal militaire", a annoncé son avocat, Anon Nampa. Patnaree Chankij, 40 ans, est poursuivie pour avoir violé l`article 112 du code pénal, qui punit de 15 ans de prison toute personne diffamant la famille royale. D`après ses avocats, elle a été inculpée pour avoir écrit "ja" - l`équivalent thaïlandais de "ouais" - en réponse à des messages privés sur Facebook jugés insultants pour la famille royale. Elle a été laissée libre, contre paiement d`une caution, un fait rarissime en Thaïlande, où les prévenus pour lèse-majesté passent habituellement de longs mois en détention dans l`attente de leur procès.
Des précédents. Dans un contexte de grande inquiétude autour de la santé du roi de Thaïlande, hospitalisé et invisible depuis des mois, la junte multiplie les procès pour lèse-majesté, avec des peines lourdes à la clef. En août 2015, un homme et une femme ont été condamnés à 30 et 28 années de prison pour des commentaires sur Facebook. A l`approche d`un référendum sur un nouveau projet de Constitution prévu dimanche, la junte est de plus en plus nerveuse. Elle a interdit tout débat et toute campagne sur le texte, jugé antidémocratique par l`opposition.






