Facebook condamné à payer 10,5 millions d`euros aux autorités brésiliennes
En mettant en avant l`argument de la protection de la vie privée et la liberté de communication de ses utilisateurs, la filiale brésilienne du réseau social a refusé de transmettre les communications entre suspects, dans une affaire sur laquelle enquêtait la police. Ni les forces de l`ordre, ni Facebook n`ont précisé de quelle enquête s`agissait-il.
Une "mesure extrême"
Ce n`est pas le premier incident du type entre les autorités brésiliennes et Whatsapp. Déjà en 2015 et plus récemment en mai, et sur ordre de juges, l`application a été bloquée momentanément pendant plusieurs jours, par les cinq opérateurs du pays, qui s`exposaient à une forte amende en cas de refus. Il s`agissait déjà d`une réponse à la volonté de l`application de ne pas transmettre de données, cette fois concernant une bande de trafiquants de drogue.
En mars, toujours pour les mêmes raisons, un juge avait décrété la détention préventive de l`Argentin Diego Dzodan, vice-président de Facebook pour l`Amérique latine. Son incarcération avait été qualifiée de "mesure extrême" par Facebook, entreprise dirigée par l`Américain Mark Zuckerberg.
100 millions d`utilisateurs au Brésil
La semaine dernière, 12 personnes ont été arrêtées après que des messages échangés sur WhatsApp et Telegram ont été interceptés, suggérant qu`elles préparaient une action terroriste pendant les Jeux olympiques qui doivent débuter le 5 août à Rio de Janeiro.
WhatsApp est utilisé par 100 millions de Brésiliens, à peu près la moitié de la population, faisant de ce pays le second utilisateur de ce réseau social après l`Afrique du Sud, selon des chiffres cités par la justice. Les récentes coupures de l`application ont irrité les utilisateurs de cette application très utilisée dans un pays où les communications sont onéreuses.






