Dans le même temps, l`UE s`engage à augmenter ses aides directes destinées à gérer la crise humanitaire syrienne. Pour la Jordanie, l`accord revêt une importance économique majeure, donnant au royaume l`opportunité d`obtenir un meilleur accès au marché européen.
Selon le ministre jordanien du Planning et de la Coopération internationale Imad Fakhoury cité par RFI, bien que le pays ait un accord depuis dix ans avec l`UE qui est "presque un accord de libre-échange", ses règles sont si restrictives que les Jordaniens n`ont exporté que pour 200 millions d`euros de produits l`année dernière.
Le nouveau document est bien plus ambitieux et concerne 18 zones industrielles. Les signataires espèrent la création de 200.000 emplois pour les réfugiés syriens.
L`accord intervient sur fond de refroidissement des relations entre l`UE et la Turquie, qui ont convenu en mars dernier d`un plan global pour réduire la migration vers l`Europe. Conformément à ce plan, tous les nouveaux migrants irréguliers (qui ne demandent pas l`asile ou dont la demande d`asile a été jugée infondée) qui ont traversé la Turquie vers les îles grecques depuis le 20 mars 2016 sont renvoyés en Turquie.
L`accord sur les migrants est dénoncé par ses détracteurs comme la défaite de l`Union européenne face au pouvoir turc qui poursuit la répression des Kurdes et de la presse d`opposition.
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