«Le bilan de l`attaque [...] est de 12 morts, une trentaine de blessés et des équipements enlevés», a fait savoir dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, le ministre Mountaga Tall. A la suite de l`attaque, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, «a instruit la hiérarchie militaire pour sécuriser la ville de Nampala – qui a été reprise – ainsi que toute la zone et, par-delà, l`ensemble des populations du Mali», assure également le communiqué officiel.
Dans la soirée du 19 juillet, le bilan fourni par les autorités s`est alourdi à 17 soldats tués et 35 blessés, a rapporté l`agence AFP.
Une attaque revendiquée par un mouvement peul
Selon l`agence AFP, l`attaque a été revendiquée par un responsable d`un groupe politique armé du nom d`Alliance nationale pour la sauvegarde de l`identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ). Selon ses dirigeants, le mouvement a été créé en juin 2016 à la suite de violences exercées contre les Peuls (une ethnie présente notamment au Mali) par les autorités. Récemment, des membres de l`ANSIPRJ avaient dénoncé des assassinats de Peuls perpétrés, selon eux par l`armée malienne et par des milices, qui les auraient accusés d`être des combattants djihadistes.
L`attaque de la base militaire de Nampala n`est pas un cas de violence politique isolée. Trois ans après l`intervention française au Mali, celui-ci continue de connaître d`importantes tensions. La semaine dernière, au moins trois personnes ont été tuées lors d`une manifestation dénonçant la création d`autorités intérimaires, à la suite d`un accord censé pacifier le pays, qui fait face à une rébellion et subit de récurrentes attaques djihadistes.
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