A l`issue d`une longue journée qu`il a qualifiée de "productive", il a demandé à l`UE de laisser des "portes ouvertes" à la coopération avec le Royaume-Uni en matière de questions stratégiques. L`ex-maire conservateur de Londres, dont la nomination surprise a suscité critiques et sarcasmes, était attendu avec une intense curiosité et une certaine appréhension à Bruxelles, la capitale de l`UE qu`il connaît bien pour y avoir été un journaliste en vue au début des années 1990.
Troquant son costume de provocateur contre celui de diplomate, Boris Johnson est apparu détendu et affable avec ses collègues. Tout en faisant état d`un "bon échange" avec M. Johnson, Federica Mogherini, qui dirige la diplomatie européenne, a réitéré qu`aucune négociation ne serait engagée avec le Royaume-Uni tant que Londres n`aurait pas officiellement notifié à l`UE sa volonté de s`en séparer.
Depuis le séisme provoqué par le référendum du 23 juin, les Européens exhortent les dirigeants britanniques à "clarifier" leurs intentions et hâter les discussions officielles avec l`UE. Le Royaume-Uni table sur le 1er janvier 2019 pour sa sortie effective du bloc. "Il faut éviter que l`Europe s`installe dans une situation d`incertitude. Plus tôt les négociations auront commencé, mieux ce sera", a plaidé à son arrivée le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.
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