Manuel Valls affirme qu`"on sait maintenant que le tueur s`est radicalisé très rapidement. "Daech fait feu de tout bois et encourage aussi le passage à l`acte d`individus inconnus de nos services", ajoute-t-il, démentant toute "divergence" avec le ministre de l`Intérieur, Bernard Cazeneuve.
"La réponse à l`EI ne peut pas être la `trumpisation` des esprits"
Manuel Valls s`en prend aussi à l`opposition et à "certains politiques irresponsables (qui) disent que cet attentat était évitable". "Je comprends les interrogations, les colères des proches des victimes (...) Mais je ne veux pas de polémiques inutiles", prévient le chef du gouvernement. "Les services de l`État et la ville de Nice avaient préparé ensemble ce 14-Juillet, comme ils avaient préparé le carnaval ou l`Euro". "Si Christian Estrosi, ancien maire de Nice, avait le moindre doute, il pouvait demander l`annulation du feu d`artifice. Il ne l`a pas fait. Il y a une différence nette entre la dignité d`Anne Hidalgo après les attentats de janvier et de novembre et l`attitude de Christian Estrosi", dénonce-t-il.
Il met par ailleurs en garde contre toute surenchère: "Je vois bien, aussi, dans l`escalade des propositions, monter la tentation de remettre en cause l`État de droit". "Chacun connaît ma détermination, l`autorité est pour moi une valeur essentielle. Mais remettre en cause l`État de droit, remettre en cause nos valeurs serait le plus grand renoncement", fait-il valoir. "La réponse à l`État islamique ne peut pas être la `trumpisation` des esprits", en référence à Donal Trump, candidat républicain à l`élection présidentielle américaine, estime Manuel Valls.
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