L`Union européenne avec le gouvernement turc. L`UE a appelé samedi à un "retour rapide à l`ordre constitutionnel en Turquie", après la tentative de putsch , le président du Conseil européen Donald Tusk martelant que les difficultés persistantes du pays "ne pouvaient être résolues par les armes".
Face à la tentative de coup d`Etat en Turquie, "l`UE soutient totalement le gouvernement démocratiquement élu, les institutions du pays et l`Etat de droit", ont asséné dans un communiqué commun Donald Tusk, le président de la Commission Jean-Claude Juncker, et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Tous s`exprimaient depuis la Mongolie, où se tient depuis vendredi le 11e sommet Europe-Asie (Asem), un forum de coopération réunissant une cinquantaine de pays.
"Les tensions et les défis auxquels fait face la Turquie ne peuvent être résolus par les armes. Il n`y a pas d`alternative à la démocratie et au régime de droit", a par ailleurs insisté Donald Tusk devant la presse, lors de la clôture du sommet.
Soutien des Etats-Unis
Un peu plus tôt, Federica Mogherini avait convoqué à Oulan-Bator une réunion d`urgence des ministres des Affaires étrangères et représentants des 28 Etats membres de l`UE présents à l`Asem. "Ils ont condamné l`usage de la violence à l`encontre (des institutions démocratiques). Ils se sont accordés sur le fait que toute escalade de violence impliquant des civils devait être évitée", a indiqué dans un communiqué la responsable de la diplomatie de l`UE.
Ces déclarations faisaient écho à d`autres responsables comme le président américain Barack Obama ou le secrétaire d`Etat américain, John Kerry.
Même tonalité du côté du secrétaire général de l`Otan Jens Stoltenberg et d`autres chefs d`Etat ou de gouvernement des 28. Le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a ainsi affirmé que "l`ordre démocratique doit être respecté en Turquie".
Situation suivie de près
De tous côtés, on affirme continuer de suivre de près l`évolution de la situation. "On est encore très loin d`une stabilisation", a prévenu Donald Tusk. Il a en revanche estimé qu`il était "trop tôt pour spéculer sur les conséquences politiques de ces évènements dramatiques", qui secouent un "partenaire-clef" de l`Union.
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