Au total, 123 policiers avaient été blessés à la suite d`affrontements en marge d`une manifestation en solidarité avec les occupants du squat. Des émeutes pareilles, la capitale allemande n`en avait pas connue depuis plusieurs années.
Pourtant, mercredi 13 juillet, un tribunal d`État de Berlin a finalement jugé que les expulsions effectuées par la police étaient illégales, faisant pression sur le ministre de l`Intérieur de la région de Berlin Frank Henkel, selon le Bild.
Au cours de l`audience, le tribunal a découvert que les propriétaires de l`immeuble ne disposaient pas d`autorisation légale d`expulser les squatters et n`avaient pas saisi les huissiers de justice pour exiger l`expulsion.
Ainsi, la Juge Nicola Herbst a ordonné d`une part aux propriétaires de laisser les squatters occuper les locaux jusqu`à ce que la procédure judiciaire soit en règle, d`autre part, elle a invité les squatters à «négocier» avec les propriétaires afin que la situation ne s`envenime pas davantage.
La décision a été applaudie par l`auditoire du tribunal, essentiellement composé de membres de l`extrême-gauche, de squatters et de personnes les soutenant.
«Nous avons gagné. J`espère que la police de Berlin va comprendre maintenant», a déclaré l`avocat des squatters, Lukas Theune.
Le Berliner Zeitung a quant à lui considéré que l`action de la police était une «honte immense» pour la politique de la capitale, exhortant le ministre de l`Intérieur de la région de Berlin à démissionner, s`offusquant du fait que ce dernier ait fait marche arrière et cédé aux revendications des squatters après une longue tentative de calmer la situation et de régler le problème de manière légale.
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