Japon : le Palais impérial nie que l`empereur veuille abdiquer
En vertu de l`actuelle loi sur la maison impériale, qui régit le statut juridique de l`empereur, il n`est pas prévu de mécanisme légal d`abdication. Une révision de ce texte serait donc nécessaire pour satisfaire sa volonté. Le Japon n`a pas connu d`abdication ces 200 dernières années.
Une information aussi explosive n`aurait pu être donnée par la NHK et Kyodo sans une très bonne source, estiment des observateurs. "Ce n`est absolument pas vrai", a cependant affirmé tard dans la soirée de mercredi à des journalistes un haut responsable de la maison impériale, Shinichiro Yamamoto.
Le Premier ministre Shinzo Abe a refusé jeudi de s`exprimer, invoquant le caractère sensible de cette question, tout comme le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga. Le quotidien à grand tirage Yomiuri Shimbun a lui rapporté jeudi que le gouvernement avait envisagé en secret cette possibilité.
Akihito, qui a souffert de nombreux problèmes de santé, dont un cancer de la prostate et une opération du coeur, avait dit l`an dernier au cours d`une conférence de presse: "je commence à sentir mon âge et il m`est arrivé de commettre des erreurs lors de cérémonies". Mais, selon l`agence Kyodo, aucune maladie n`est à l`origine de son souhait.
Dans la Constitution imposée par les Etats-Unis en 1947 après la reddition du Japon à la fin de la Seconde guerre mondiale, le rôle d`Akihito est strictement limité à celui de "symbole de l`État et de l`unité du peuple japonais", afin de prévenir tout retour au militarisme qui avait marqué la première partie du règne de son père Hirohito, considéré comme un dieu vivant jusqu`à la défaite de 1945. Le trône jouit encore d`un grand respect de la part d`une majorité de Japonais.






