Etats-Unis: Facebook accusé de complicité avec le Hamas

  12 Juillet 2016    Lu: 739
Etats-Unis: Facebook accusé de complicité avec le Hamas
Des Américains et des Israéliens réclament, ce lundi, à Facebook plus de 900 millions d`euros de dommages et intérêts pour complicité présumée avec le groupe palestinien Hamas.
Un milliard de dollars, soit 905 millions d`euros. C`est la somme que demandent à Facebook, dans le cadre d`un procès instruit aux Etats-Unis, les proches de quatre Israélo-Américains et d`un Américain qui ont perdu la vie dans des attentats à Tel Aviv, Jerusalem ou encore en Cisjordanie. Ils accusent le réseau social de complicité présumée avec le Hamas.

Violation de la loi anti-terroriste américaine

Ils reprochent notamment à l`entreprise de Mark Zuckerberg d`avoir "sciemment fourni un soutien matériel et des ressources au Hamas (...), facilité la capacité du groupe terroriste à communiquer, recruter des membres, préparer et lancer des attentats, et semer la peur chez ses ennemis." En permettant au groupe islamiste de l`utiliser, le réseau social violerait la loi antiterroriste américaine, qui interdit aux sociétés du pays de "fournir un soutien matériel à des groupes désignés comme terroristes".

Cette action au civil a été introduite par l`ONG Shurat Hadin au nom des membres de la famille de quatre Israélo-américains et d`un Américain tués depuis le début en octobre d`une vague de violences dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël. Elle a coûté la vie à 214 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, d`après un décompte de l`AFP.

Selon Nitsana Darshan-Leitner, directrice de Shurat Hadin, organisation qui milite pour les droits des familles de victimes d`attentats, des membres du Hamas ont soit perpétré soit revendiqué les attaques contre les cinq victimes. D`après elle, le but de cette plainte est de forcer Facebook à durcir ses règles contre l`"incitation" à la violence de Palestiniens en frappant le groupe américain au portefeuille.

Facebook croit toujours à la régulation par les utilisateurs

De son côté, Facebook n`a pas commenté l`ouverture de cette action en justice car le groupe a dit ne pas avoir encore été notifié de son contenu. Le groupe a toutefois rappelé dans un communiqué sa politique de signalement des contenus abusifs par les utilisateurs, précisant qu`il n`y avait "pas de place pour les contenus encourageant la violence, les menaces directes ou la haine" sur son réseau.

Le Hamas a pour sa part accusé Israël, par la voix de son porte-parole, d`utiliser Facebook comme un dispositif d`espionnage. En juin, les ministres israéliens de la Justice et de la Sécurité intérieure avaient annoncé qu`ils comptaient faire avancer une législation visant à rendre illégale la diffusion de "contenu inapproprié", comme "l`encouragement à des attaques terroristes (...)". Cette législation pourrait amener les géants d`internet comme Facebook et Google à rendre des comptes.

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