Marine Le Pen compare l`UE à l`URSS

  29 Juin 2016    Lu: 393
Marine Le Pen compare l`UE à l`URSS
Marine Le Pen, présidente du Front national, estime aujourd`hui que le "destin de l`Union européenne ressemble de plus en plus à celui de l`Union soviétique, morte de ses propres contradictions", dans une tribune au New York Times.
"Des appels au référendum résonnent aux quatre coins du continent. J`ai moi-même proposé au président Hollande d`organiser une telle consultation populaire en France", écrit la candidate à la présidentielle.

"Le printemps des peuples est maintenant inévitable ! La seule question qui reste à poser est celle de savoir si l`Europe est prête à se défaire d`elle-même de ses illusions ou si le retour à la raison se fera dans la douleur", poursuit-elle. "La remarque de Henry Kissinger, `Who do I call if I want to call Europe?` a maintenant une réponse claire : il faut appeler Berlin. Il ne reste alors plus qu`une alternative aux peuples européens : rester pieds et poings liés dans une union qui trahit les intérêts nationaux et la souveraineté populaire, ouvre grand nos pays à l`immigration massive et à la finance arrogante, ou décider de retrouver leur liberté par le vote", estime Mme Le Pen.

Pour elle, "le départ de la Grande Bretagne ne rendra pas l`UE plus démocratique. La structure hiérarchique des institutions supranationales va souhaiter se renforcer car comme toutes les idéologies mourantes, l`Union européenne ne connaît que la fuite en avant. Les rôles sont déjà connus : c`est l`Allemagne qui mènera la danse, et la France sera bonne suivante." Marine Le Pen juge que les Britanniques, en votant jeudi en faveur d`un "Brexit", "ont mis l`UE devant un dilemme dont elle va avoir du mal à sortir."

Deux options s`offrent selon Mme Le Pen à l`UE : "soit elle décide de laisser tranquillement le Royaume-Uni prendre le large, et alors elle court le risque de créer un précédent : la réussite politique et économique d`un pays sorti de l`Union européenne serait une preuve manifeste de son caractère néfaste." Autre option, "mauvaise perdante", l`UE "décide de faire payer le peuple britannique par tous les moyens, et alors elle montre au grand jour la nature tyrannique de son pouvoir. Le bon sens incline à choisir la première option. Je pressens que l`Union européenne choisira la seconde", pronostique-t-elle.

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