«Je ne voulais pas minimiser l’importance des événements qui avaient effectivement eu lieu là-bas en prétendant y avoir pris part. Je n`étais pas prisonnier là-bas. Ce n`était pas mon intention de cacher ce qui a vraiment eu lieu. J`ai été dans l`erreur», a-t-il déclaré en soulignant qu’il voulait seulement que les Américains connaissent les crimes des nazis, redoutant que le souvenir de ces atrocités ne disparaisse avec le temps.
C’est un professeur d’histoire à Turin, Andrew Reid, qui a décelé des «incohérences» dans le récit de Joseph Hirt. Le 15 avril, il assistait à une conférence à New-York où Joseph Hirt racontait son histoire. Etant donné que les noms des victimes des camps de concentration sont publics, le professeur y a cherché celui de Joseph Hirt. Comme il ne l’a pas trouvé, il s’y est donc intéressé plus en détail.
Lors de son intervention à New-York, Joseph Hirt a montré le numéro de prisonnier tatoué sur le haut de son avant-bras. Le professeur d’histoire, qui écoutait attentivement, a remarqué que Joseph Hirt déclarait avoir été capturé par les nazis, déporté à Auschwitz en 1941 avant de parvenir à s’échapper du camp de concentration en 1942, le 31 mars exactement, jour de l’anniversaire de son père.
Mais d’après les responsables du Musée National d’Auschwitz-Birkenau, le numéro de prisonnier tatoué sur le haut de l’avant-bras de Joseph Hirt correspond à celui d’un Polonais arrivée à Auschwitz en 1944.
Le site du musée américain de l’Holocauste a également fait remarqué que la méthode de tatouage au niveau de la face interne du haut de l’avant-bras gauche des prisonniers d’Auschwitz, là où se trouve celui de Joseph Hirt, n’est entrée en vigueur qu’en 1943, soit deux ans après que, selon ses dires, il y ait été déporté.
Enfin, les officiels du Musée National d’Auschwitz-Birkenau ont déclaré à Andrew Reid qu’il n’y avait eu «qu’une seule évasion» recensée au cours de la période avancée par Joseph Hirt et qu’il ne s’agissait pas de la sienne.
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