Les participants - évalués à 2.500 par la police, 4.000 à 5.000 selon les organisateurs - se sont rassemblés en début d`après-midi à Mantes-la-Jolie, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Paris.
Venus souvent en famille, ils ont marché en rangs serrés de la Grande mosquée du Val Fourré, un quartier populaire connu en France, jusqu`au commissariat de police de la ville où travaillait l`une des deux victimes.
"Mobilisons-nous contre la barbarie!", pouvait-on lire sur la banderole déployée en tête du cortège par des représentants du collectif des mosquées de l`agglomération.
Abdelaziz El Jaouhari, président d`une mosquée de la commune limitrophe de Mantes-la-Ville, a dénoncé un crime relevant "de la bêtise la plus pure".
"Les politiques à eux seuls n`ont pas les solutions, la communauté musulmane non plus, mais ensemble, on peut peut-être en trouver une", a-t-il dit à l`AFP.
Devant l`entrée du commissariat, les dignitaires musulmans ont déposé une gerbe après avoir observé une minute de silence. La foule a ensuite applaudi les fonctionnaires de police. "Je suis la police", pouvait-on lire sur une pancarte au milieu des anonymes.
Samedi, un rassemblement silencieux à l`appel d`élus avait déjà réuni un millier de personnes à Mantes-La-Jolie en hommage au policier et à sa compagne tués.
Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider ont été assassinés à coups de couteau le 13 juin à leur domicile de Magnanville, près de Mantes, par un terroriste, Larossi Abballa, abattu ensuite par une unité d`élite de la police française.
Abballa a revendiqué son acte au nom de Daesh. Les enquêteurs tentent d`établir s`il a pu bénéficier de complicités dans la préparation et l`exécution de son crime. Deux de ses proches ont été inculpés d`"association de malfaiteurs terroriste" et écroués samedi soir.
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