Ce policier grisonnant, toujours en gilet pare-balles et lunettes de soleil, est devenu une figure de la culture populaire, et même le personnage principal d`une nouvelle érotique, «Prends-moi, Japonais de la Fédérale» (écrite par Renata Del Anjo). Au carnaval de Rio, un masque à son effigie avait fait fureur: Condal, la principale fabrique de masques, en avait vendu 25 000 exemplaires, bien plus que pour les personnalités politiques. Et une chanson en son honneur a été créée pour le dernier carnaval, avec comme refrain: «Ah mon Dieu / J`ai eu un coup au moral / On a frappé à ma porte / C`était le Japonais de la Fédérale».
Mais avec sa condamnation mardi à Curitiba dans l’État brésilien du Parana (sud-est), annoncée par la presse locale, ce n`est plus la même chanson. Il a été condamné en appel à plus de quatre ans de prison pour avoir trempé dans une affaire d`aide à la contrebande via la frontière avec le Paraguay, selon son avocat, Oswaldo de Mello Junior, cité par le site d`informations G1. Le fonctionnaire, qui bénéficiait d`un régime de semi-liberté, s`est présenté à la Surintendance de la police fédérale du Parana, mercredi. La police fédérale locale n`avait pas répondu aux sollicitations de l`AFP, mercredi, en fin d`après-midi.
Les internautes s`en sont donné à cœur joie sur les réseaux sociaux en rebondissant sur ce fait divers, sous le mot-clef #japonesdafederal. Certains se lamentaient de l`état de corruption du pays symbolisé par la chute de cette icône, quand d`autres donnaient dans le sarcasme, avec notamment une photo où l`on voit le «Japonais de la Fédérale» en uniforme emmenant le citoyen Newton Ishii en tenue civile.
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