L`ancien économiste, âgé de 77 ans, a invité ses électeurs à attendre la proclamation des résultats officiels avant de faire la fête. Alfredo Torres, un analyste d`Ipsos, a confirmé qu`avec un écart inférieur à 1% entre les deux candidats, il faudrait peut-être attendre la publication des résultats définitifs par la commission électorale pour connaître le nom du futur chef de l`Etat. Les résultats préliminaires ont cependant confirmé la tendance qui s`était dessinée dans les sondages ces derniers jours. L`avance de Keiko Fujimori, qui avait remporté 40% des voix au premier tour, a en effet fondu, rappelant la fin de campagne du second tour de 2011 qui s`était soldée par sa défaite, d`une courte tête, face à Ollanta Humala.
Keiko Fujimori reste optimiste
Keiko Fujimori a néanmoins voulu se montrer optimiste hier soir, expliquant attendre le résultat du vote dans les régions rurales du "Pérou profond", où elle bénéficie d`un fort soutien. "C`est une élection serrée, sans aucun doute. Cela nous montre la vitalité de la démocratie dans notre pays et cela me rend très fière", a-t-elle dit lors d`un discours prononcé devant ses partisans à Lima. Keiko Fujimori, qui a 41 ans, a passé les cinq dernières années à chercher à gagner en influence au-delà des cercles qui avaient soutenu son père, qui purge actuellement une peine de 25 ans de réclusion pour corruption et atteintes aux droits de l`homme.
La candidate conservatrice a réussi à renforcer l`implantation de son mouvement dans les provinces où elle avait été battue par le nationaliste Humala. Malgré tout, elle n`a pas réussi à dissiper la méfiance de nombreux électeurs, alors même que certains de ses nouveaux collaborateurs sont éclaboussés par des scandales.
Si les deux candidats sont sur le plan budgétaire des conservateurs partisans du libéralisme, leur style et leur approche des dossiers diffèrent grandement. Le conservatisme de Keiko Fujimori se teinte de populisme quand celui de Pedro Pablo Kuczynski est davantage empreint d`un style technocratique qui a empêché à sa campagne de "prendre" dans les provinces défavorisées et dans les quartiers populaires.
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