Elle a ajouté qu`une telle interdiction pouvait «être justifiée afin de faire respecter une politique légitime de neutralité religieuse et idéologique menée par l`employeur». L`interdiction doit donc devenir «une règle générale de l`entreprise» pour qu`elle soit «proportionnelle».
La déclaration de Juliane Kokott intervient alors que la Cour de justice européenne juge le cas de Samira Achbita, une réceptionniste musulmane qui a été renvoyée de son entreprise en Belgique pour avoir refusé de venir travailler sans son foulard sur la tête. Elle est poursuivie par sa société, G4S Secure Solutions, basée à Londres. Elle a perdu le cas à deux reprises devant les juridictions locales.
Tout attirail religieux pourrait avoir «un impact définition (...) sur l`image de l`entreprise»
La cour a décidé que G4S Secure Solutions n`avait pas enfreint les lois anti-discrimination de l`Union européenne en renvoyant la réceptionniste, la décision ayant été prise en accord avec le code vestimentaire de l`entreprise qui interdit les vêtements religieux.
Achbita a alors fait appel. Dans sa déclaration, Juliane Kokott a déclaré qu`«en raison de la nature particulière du travail que les employés de G4S Secure Solutions font», l`entreprise était dans son droit d`adopter une politique interdisant les symboles religieux. En outre, elle a ajouté que tout attirail religieux pourrait avoir «un impact [...] sur l`image de l`entreprise».
Elle a noté, cependant, que le débat était d`une grande «sensibilité sociale» et devait être traité en conséquence, l`Europe cherchant actuellement un moyen d`intégrer un nombre croissant de migrants musulmans fuyant la guerre qui déchire le Moyen-Orient.
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