"Aujourd’hui, il y a des points sur lesquels il n’est pas question de transiger, pas de retrait du texte (...) pas de retrait de l’article 2", a déclaré Sirugue, sur la chaîne LCI. Et d`ajouter toutefois:
"Je pense qu’il faut continuer à travailler pour amender cet article 2, pour régler cette question (...) Il faut sans aucun doute que je continue à travailler, continue à dialoguer, avec le gouvernement bien évidemment, avec les députés de la majorité, avec les organisations syndicales qui le souhaitent, pour trouver une formulation qui participe de cette même ambition, faire attention à ce qu’il n’y ait pas un dumping social".
La déclaration du rapporteur qui survient à un jour du débat d`examen des amendements par la commission du Sénat donne les premiers signes d`une inflexion de l`exécutif sur les accords d`entreprise. Le Sénat, où la majorité est détenue par la droite et le centre, pourrait pourtant adopter des amendements qui favorisent davantage les chefs d`entreprise, au mépris des syndicats et des travailleurs.
Les syndicats ont, de leur côté, déjà déposé un préavis de grève nationale et générale pour le 14 juin, soit quatre jours après l`examen de la loi par le Sénat et, par coïncidence, le coup d`envoi de l`Euro 2016 à Paris.
D`autre part, le Premier ministre français Manuel Valls s`est montré moins ouvert aux modifications, dans sa déclaration qui tombe presqu`au même moment que celle du rapporteur. S`exprimant lors de la réunion hebdomadaire des députés socialistes à l`Assemblée nationale, le Premier ministre a estimé, à l`égard de la loi travail, que "reculer serait une faute politique".
Valls a également fait part de sa volonté de "tenir sur le fond du texte", dont l`article 2.
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