Les agresseurs ont ensuite pillé et brûlé sa maison - ainsi que les autres se trouvant aux alentours.
Ces violences avait été passées sous silence par la police et les médias égyptiens. Seulement une dizaine de jours plus tard le président, Abdel Fattah al-Sissi, a fini par qualifier cette agression de «regrettable», promettre de faire reconstruire les maisons aux frais de l’Etat et demander que les coupables soient punis.
A l’heure actuelle, à Al-Minya, des villageois chrétiens déclarent toujours recevoir régulièrement des menaces de la part de leurs voisins musulmans.
«Personne n’a rien fait et la police n’a pris aucune mesure de sécurité pour anticiper l’attaque», a dénoncé le prêtre chrétien d`Al-Minya, Anba Makarios.
Depuis la révolution égyptienne de 2011 et le passage au pouvoir des Frères Musulmans jusqu’en 2013, l’attention portée sur les droits des chrétiens s’est effondrée alors même qu’ils représentent 10 % de la population du pays. Les coptes sont souvent devenus l’objet d’agressions sous prétexte de vengeance religieuse. Après l’arrivée au pouvoir d’Abdel Fattah al-Sissi, leur situation s’est un peu améliorée mais il reste du travail aux autorités pour revenir à la stabilité de la situation antérieure.
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