L’organisation non gouvernementale Amnesty International s’est inquiétée, vendredi, de la hausse du nombre d’exécutions en Arabie saoudite. Si elles se poursuivent au même rythme, « l’Arabie saoudite aura mis à mort plus de cent personnes au cours des six premiers mois de cette année », a prévenu l’ONG de défense des droits des humains basée à Londres.
Interprétation rigoriste de la charia
« Les exécutions en Arabie saoudite augmentent de façon spectaculaire depuis deux ans et cette tendance épouvantable ne montre aucun signe de ralentissement », a déclaré James Lynch, directeur adjoint d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
70e exécution capitale depuis janvier en Arabie saoudite
Un Saoudien condamné à mort pour meurtre a été décapité au sabre dimanche, à Jeddah, en Arabie saoudite. C’est la 70e exécution depuis le début de l’année.
Alaa Al-Zahrani avait été reconnu coupable du meurtre d’un compatriote, Yassine Al-Soumairi, tué à coups de pierres sur la tête à la suite d’un différend, a indiqué le ministère de l’intérieur.
Le 2 janvier, 47 personnes avaient été exécutées en une seule journée pour « terrorisme », dont le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr Al-Nimr. Sa mise à mort avait provoqué une crise avec l’Iran.
En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, un niveau inégalé depuis vingt ans dans ce royaume ultra conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique (charia).
Les autorités saoudiennes invoquent la dissuasion pour justifier la peine de mort, appliquée dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue.
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