Le président de la Gambie propose à Ban Ki-moon et à Amnesty International «d`aller en Enfer»
«Personne ne me dira que faire dans mon pays. Où est le problème ? Des gens qui meurent en détention ou pendant un interrogatoire, c`est très commun. Là, une seule personne est morte et ils veulent une enquête ?», a poursuivi le président gambien, qui dirige le pays depuis 1994 et est connu pour ses déclarations virulentes.
L`homme qui se considère volontier comme «un dictateur du développement» se dit «fier» d`être qualifié de «dictateur» par les Occidentaux, «habitués à ce que les chefs d`Etat africains ne soient que des béni oui-oui».
«Lorsque j`ai pris le pouvoir, ce pays était un des plus pauvres au monde, il ne l`est plus. Il y a une opposition, un parlement, un système de santé fiable...» a-t-il ajouté dans son entretien à Jeune Afrique.
La Gambie reste classée comme un des pays les plus pauvres de la planète mais «à quoi sert-il d`avoir un taux de croissance à deux chiffres quand la moitié des écoles sont vides parce que les enfants sont obligés de travailler?» déclare-t-il. «J`ai un problème avec les institutions de Bretton Woods. Ma croissance, ma prospérité, c`est moi qui les définis», estime-t-il.
Yahya Jammeh est parvenu au pouvoir en 1994 puis élu en 1996, réélu tous les cinq ans depuis et candidat au scrutin présidentiel prévu en décembre.






