Une offre d`emploi réservée aux Européens. L`affaire débute en septembre 2006, avec la publication d`offres d`emploi dans le quotidien gratuit 20 Minutes : destinées à recruter des artistes pour Disneyland Paris, l`annonce du groupe s`adressait aux personnes "de nationalité européenne". Illégale, la mention de ce critère visait à exclure les candidats non-européens, estime SOS Racisme, qui a déposé plainte en février 2007.
Pour l`association, Disney entendait assurer ainsi un recrutement de ses salariés conforme à sa clientèle, en majorité européenne. Euro Disney s`était alors défendu, invoquant un cas isolé et une formulation maladroite de cette annonce, qui ne se retrouvait d`ailleurs pas dans celles publiées pour les mêmes postes à Pôle emploi et sur le site du groupe.
Une classification des salariés par origine ethnique ? Après un premier non lieu en 2013, la Fédération nationale des Maisons des potes (FNMDP), fondée par des anciens de SOS Racisme et ayant repris le dossier en main, a finalement obtenu ce renvoi en correctionnelle. Depuis le début des années 2000, la FNMDP multiplie les procédures judiciaires pour tenter d`établir les pratiques discriminatoires du groupe.
En 2009, elle avait fait saisir par huissier une partie des fichiers du personnel pour tenter de prouver une classification ethno-raciale des salariés, sur la base du bilan social de 2007 où ils étaient classés suivant des catégories telles que : "Afrique hors Maghreb", "Afrique Maghreb", "Autres Antilles". Euro Disney, qui avait obtenu en 2008 un "Label Diversité" décerné par le ministère de l`Intérieur, revendique plus de 100 nationalités et 20 langues parlées parmi ses salariés.
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