Venezuela : l’état d’urgence déclaré
Auparavant, des responsables des services de renseignement américains s’étaient dits de plus en plus inquiets d’un effondrement politique et économique au Venezuela, estimant que l’impopulaire président ne finirait sans doute pas son mandat.
L’opposition souhaite le départ du successeur d’Hugo Chavez alors que le pays fait face à une grave crise avec pénurie alimentaire, pillages sporadiques et inflation galopante. Mais Nicolas Maduro a juré qu’il ne se laisserait pas chasser du pouvoir avant la fin de son mandat. Il accuse les Etats-Unis de fomenter un coup d’Etat visant à le destituer.
Choc du départ de Dilma Rousseff
Pour lui, la mise à l’écart de la présidente brésilienne Dilma Rousseff par le Sénat cette semaine est le signe qu’il est le prochain sur la liste. « Washington s’active, à la demande de la droite fasciste vénézuélienne, qui se sent enhardie par le coup d’Etat au Brésil », a déclaré vendredi l’ancien dirigeant syndical de 53 ans dans un discours télévisé.
Les relations entre Washington et Caracas sont tendues depuis des années, particulièrement depuis le soutien des Etats-Unis à une tentative de putsch manquée contre Hugo Chavez en 2002. Le Parti socialiste au pouvoir est par ailleurs un allié de longue date du Parti des travailleurs de Dilma Rousseff, et le départ de cette dernière achève d’isoler Maduro.
L’opposition, qui estime l’actuel président alarmistes avec ses accusations de complot, a condamné l’instauration de l’état d’urgence. « Aujourd’hui Maduro a de nouveau violé la Constitution », a fait valoir le député de l’opposition Tomas Guanipa. « Pourquoi ? Parce qu’il a peur d’être destitué. »






