Réuni en séance plénière à Strasbourg, le Parlement "estime que cette décision constitue une persécution systématique et directe de la communauté tatare de Crimée et une mesure à motivation politique destinée à intimider encore davantage ses représentants légitimes", selon le texte soutenu par les principaux groupes politiques: PPE (droite), S&D (socialistes), ECR (conservateurs), Alde (centristes) et les Verts.
La résolution, non contraignante, a été adoptée par 307 voix pour, 232 contre et 27 abstentions.
La voix des parlementaires vient s`ajouter à celle de l`exécutif européen: les Affaires étrangères de l`UE avait appelé dès le 14 avril, au lendemain de la décision, à révoquer immédiatement celle-ci.
Pour le Parlement, l`interdiction de l`assemblée tatare, aussi appelée Medjlis, "organe légitime, représentatif et reconnu de la population autochtone de Crimée, servira de précédent à la poursuite des discriminations et des violations des droits de l`Homme et des libertés civiles fondamentales à l`égard de cette population, en même temps qu`elle constitue une tentative de l`expulser du territoire qui est sa patrie historique".
Les députés s`inquiètent également de voir que l`assemblée a été classée "organisation extrémiste" en Russie.
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