Syrie: et si l’OTAN intervenait?
« Je parlerai en détail avec le Président, de ce rôle actif de l’OTAN en Syrie. Je pense que nous le pouvons et nous devons aider et d’ailleurs, beaucoup d’entre nous sont déjà sur cette route. Mais le problème est que le Moyen-Orient est une région très étendue avec des facteurs et éléments incontrôlables auxquels l’OTAN ne pourra jamais faire face. », affirme l`ex Secrétaire à la Défense avant d`ajouter : « Je pense qu’imposer la volonté de l’Occident ou instaurer des institutions occidentales dans le Moyen-Orient sont des choses auxquelles il ne faut plus jamais penser. J’espère que nous avons pris des leçons de notre présence en Irak. Une telle action (intervention militaire) ne se rendra pas efficace et ne l’a jamais été au cours de l’histoire. »
L’actuel secrétaire à la Défense , Ashton Carter avait fait état il y a quelques jours, lors d’une audition devant la commission des forces armées du Sénat intitulée « Lutte contre Daech et Stratégie du Pentagone au Moyen-Orient », d’un nouveau programme pour former des" opposants armés syriens".
Ce même type de programme lancé en 2015 a déjà coûte plus de 500 million de dollars aux Etats Unis en entraînant la détention ou la mort de la plupart des "apprentis soldats", une fois ces derniers engagés sur le champ de bataille. [Ces apprentis-soldats sont en réalité des terroristes armés et financés par le Pentagone et ses alliés arabes qui ne se sont jamais montrés d`une grande efficacité face à l`armée syrienne et ses alliés , NDLR].
Carter a fait également allusion aux forces spéciales US expédiés en Syrie et en Irak : « Nous avons en ce moment en Irak, 3500 soldats et en Syrie, 300. Mais nous venons d’ajouter à ces 300 soldats, 250 autres. »
Tout en prétendant vouloir détruire et non pas neutraliser " les groupes terroristes", Carter n`avait pas écarté la possibilité d`un déploiement de l`Otan en Syrie : « L’OTAN peut avoir un rôle plus positif dans la lutte contre Daech mais le problème est que jusqu’à présent, les pays européennes n’ont pas demandé à cette institution d’intervenir. Pour palier à cela, j’effectue en ce moment des échanges avec le Secrétaire Générale de l’OTAN, Jens Stoltenberg. »






