Sauf que pour révéler l’ADN du génie, les scientifiques disposent pour l’heure d’une matière un peu faible, quand elle n’est pas sujette à caution. En effet, à part des écrits et des œuvres inestimables, l’origine ce qui est présenté comme les restes de Leonard de Vinci est très confuse. En effet, le corps du père de La Joconde, supposé être dans une chapelle du château d’Amboise, n`a pas été épargné par les vicissitudes depuis sa mort en 1519.
Pas grave, se disent les chercheurs. Non seulement l’ADN peut être préservé pendant des siècles mais surtout les techniques de séquençage actuelles sont si perfectionnées qu`il est possible de retrouver des traces de Leonard de Vinci... sur ses tableaux.
En effet, le maître utilisait volontiers ses doigts en guise de pinceaux pour peindre. Les scientifiques pensent donc pouvoir extraire des cellules de son épiderme dans les couches de peinture. Renversant. «Le défi serait effectivement d’obtenir ce matériel sans endommager l`œuvre d`art», reconnaît néanmoins Rhonda Roby, une généticienne impliquée dans le projet.
Cet ADN identifié, il sera alors possible de vérifier les caractéristiques physiques de Léonard d’après ses portraits et son supposé crâne. Sans compter l`étude des descendants de la famille de Léonard de Vinci et l`exhumation des restes de quelques membres éminents de sa famille dont sa mère, enterrée dans une église de Milan, et de quelques parents inhumés à Florence.
L’équipe de Leonard Project espère annoncer les résultats de leurs recherches en mai 2019. On célébrera alors le 500e anniversaire du décès de Léonard de Vinci.
Tags:






