L`organisation estime aussi que la réunion d`Istanbul ne servira à rien pour remédier à la faiblesse constatée des réponses aux récentes épidémies (Ebola, fièvre jaune) en Afrique ou aux "graves restrictions mises en places par certains Etats" en terme d`accès humanitaire.
"La responsabilité des Etats dans toutes ces situations, et la capacité amoindrie des humanitaires à y répondre (...) sera ignorée", dénonce-t-elle.
Selon les Nations unies, quelque 80 pays au moins doivent participer les 23 et 24 mai au sommet d`Istanbul. Au dernier pointage, 45 seulement seront représentés par leurs chefs d`Etat et de gouvernement.
Médecins sans Frontières, qui est l`une des principales ONG pourvoyeuses d`aide humanitaire dans le monde, est elle-même devenue une cible récurrente dans les zones de conflit, avec 75 des hôpitaux qu`elle dirige ou soutient victimes de bombardements en 2015. Le 27 avril, la destruction sous les bombes du régime syrien d`un hôpital lié à MSF a fait 55 morts dans la ville d`Alep, selon le dernier bilan établi par l`organisation.
Nombre d`autres infrastructures de l`ONG ont été prises pour cibles, notamment en Afghanistan où un raid aérien américain sur un hôpital de Kunduz a fait 42 morts en octobre 2015, ou au Yémen, où un autre établissement a été touché à la même époque par des raids saoudiens.
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