Le refus d`accueillir un réfugié pourrait coûter 250 000 euros aux pays membres de l`UE

  04 Mai 2016    Lu: 1329
Le refus d`accueillir un réfugié pourrait coûter 250 000 euros aux pays membres de l`UE
Les Etats membres de l’UE qui refusent l’asile aux réfugiés devront bientôt payer des millions d’euros d’amende, selon une nouvelle proposition de la Commission européenne, qui devrait être annoncée le mercredi 4 mai.
Selon le Financial Times, il s’agit de l’une des mesures les plus contestées imaginées par l’UE pour réformer les accords de Dublin permettant aux pays européens de renvoyer des réfugiés dans le port de leur première entrée sur le territoire de l’UE.

D’après les informations des journalistes, la question aurait déjà été discutée le lundi 2 mai et les membres de la Commission se seraient déjà mis d’accord sur une amende de 250 000 d’euros pour chaque réfugié rejeté. Cette somme pourrait cependant être modifiée dans les jours qui viennent. «Le montant de la contribution pourrait changer, mais l’idée est de la faire ressembler à une sanction», a révélé un responsable européen proche des négociations. Une autre source a souligné qu’il s’agissait de «centaines de milliers d’euros» par réfugié.

L’objectif principal de la Commission est de redistribuer le poids de la crise migratoire parmi tous les Etats membres en utilisant un système automatique de quotas de demandeurs d’asile et en soulageant la Grèce et d’autres pays où arrivent la plupart des réfugiés. Cette proposition devrait aider à réaliser le projet de l’UE de reloger 160 000 migrants. Jusqu’à present, elle n’est parvenue à transférer que moins d’un pour cent de cet objectif.

Certains pays, notamment la Pologne, la Slovaquie, la Roumanie et la Hongrie, qui refusent d’accueillir des demandeurs d’asile, sont opposés à cette proposition. Ainsi, la Pologne avec un quota de 6 500 réfugiés devrait payer plus de 1 milliard d’euros si elle refusait de les accueillir. La Hongrie, qui n’a accepté aucun demandeur d’asile malgré un quota de 1 294 personnes risquerait une amende de 323 millions d’euros.

L’Europe est actuellement confrontée à la plus grave crise migratoire de son histoire depuis 1945. Les experts estiment que si l’Union européenne ne change pas sa politique envers les migrants, tout le système Schengen pourrait s’enfrondrer. Les contrôles temporaires instaurés par certains pays membres à leurs frontières laissent penser qu`ils ont raison.

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