"Nous n`accepterons jamais la mise en cause de nos principes essentiels. C`est pourquoi à ce stade, la France dit non", a déclaré Hollande, annonçant ainsi pour la première fois, à haute voix, l`opposition française au traité qui a été davantage fragilisé par la publication par Greenpeace des documents confidentiels sur l`état des négociations. Baptisés "TTIP Leaks", ces documents montrent que les responsables américains demandent en catimini aux autorités européennes de réduire leurs exigences en matière d`environnement et de santé publique.
Alors que le président français a fait part du refus de son pays au Tafta, le secrétaire d`Etat au Commerce extérieur Matthias Fekl a suggéré plus tôt dans la journée que l`arrêt des négociations entre les Etats-Unis et l`UE est "l`option la plus probable" à l`heure actuelle, notamment en raison de "l`esprit des Etats-Unis".
"C`est un accord, qui, tel qu`il est aujourd`hui est un mauvais accord. En l`état, la France ne peut le signer", a soutenu Fekl, intervenant mardi matin sur la radio Europe 1. "Nous souhaitons que nos PME [petites et moyennes entreprises, ndlr] aient accès au marché américain. Nous souhaitons défendre l`agriculture, les indications géographiques", a-t-il souligné.
Le secrétaire d`Etat français a également affirmé que l`Europe donnait trop de concessions sans que les Etats-Unis ne changent de position, notamment sur la question environnementale.
"L`Europe donne beaucoup, propose beaucoup mais elle reçoit très peu en échange et ce n`est pas acceptable", a estimé Fekl, ajoutant même que la signature de Tafta à ce stade contrebalancerait l`importance de la COP21, sommet sur le changement climatique tenu fin 2015 à Paris.
"Ca n`aurait aucun sens d`avoir fait la COP21 en décembre à Paris et quelques mois après, signer un accord qui viendrait la détricoter", a-t-il ainsi noté.
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