Des médias russes avaient rapporté, citant un haut responsable militaire russe, que Moscou, Washington, le régime et « l’opposition modérée » avaient convenu de prolonger, deux jours de plus, le «dispositif de trêve » à al-Ghouta orientale et à Damas, jusqu’au 3 mai courant.
Dans un communiqué dont la lecture a été faite par son porte-parole Stéphane Dujarric, le Secrétaire général de l’ONU a mis l’accent sur la nécessité « d’élargir les arrangements portant sur l’application à nouveau de l’accord de cessation des hostilités dans les provinces de Damas et de Lattaquié pour englober et de manière particulière la ville d’Alep ».
Ban Ki-moon a fait part de sa « profonde préoccupation et inquiétude face à la recrudescence des combats à l’intérieur et aux alentours de la ville d’Alep et à la souffrance insupportable dont souffrent les habitants de la ville ».
Il a également mentionné à ce propos la hausse des victimes dans les rangs de la population civile.
Le Secrétaire général de l’ONU a appelé « l’ensemble des parties régionales et internationales concernées, tout particulièrement, les présidents des pays membres du international d’appui à la Syrie, à redoubler d’efforts en vue de mettre sur la bonne orbite de l’accord sur la cessation des hostilités ».
Depuis le 21 avril dernier, plusieurs quartiers de la ville d’Alep subissent des bombardements intensifs et aléatoires de l’aviation des forces armées syriennes et russes.
Les bombardements ont touché, notamment, des hôpitaux et des installations médicales, au milieu d’une détérioration de la situation humanitaire, provoquant l’inquiétude des Nations Unies qui ont considéré ces frappes comme une «flagrante violation du droit international».
Un accord de cessation des hostilités était entré en vigueur, le 27 février dernier, à la faveur d’un accord entre Moscou et Washington, concrétisé par une résolution du Conseil de Sécurité.
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