En réponse, des manifestants anti-fascistes ont organisé une «contre marche». Les membres des deux groupes aux idées radicalement opposées ont commencé à se lancer des pierres, des bouteilles et des fumigènes. Plusieurs véhicules stationnés aux alentours ont été endommagés, dont trois fourgons de police. Les forces de l’ordre qui avaient été déployées dans les rues ont aussi été impliquées dans ces affrontements.
La police anti-émeute a dû faire usage de gaz poivre et de canons à eau pour disperser les manifestants. D’après les témoignages, au moins cinq policiers ont été blessés et 25 activistes de l’extrême droite ont été arrêtés.
Les flambeaux allumés, dont certains pouvaient croire qu’ils l’avaient été en l’honneur d’Adolf Hitler, auraient provoqué le début des hostilités entre les deux groupes, même si la manifestation avait été autorisée par les autorités.
Sur sa page Facebook, le groupe Thügida a qualifié cette manifestation de «grand succès». Mais cela ne l’a pas empêché d’accuser la police de de pratiquer des doubles standards. Les forces de l’ordre n’auraient que faiblement réagi aux jets de pierres, de bouteilles ou de fumigènes dirigés sur les partisans de Thügida, les sommant, en revanche, immédiatement ou presque de se débarrasser de leur torches allumées.
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