"Nous sommes conscients de l`importance historique et logistique de cette frontière et nous-mêmes ne souhaitons pas les contrôles", a répondu M. Kurz. "Mais si nous constatons que le nombre de clandestins arrivant par la route méditerranéenne ne diminue pas sensiblement, alors nous serons contraints d`introduire des contrôles au Brenner", a-t-il prévenu. Hier, sa collègue de l`Intérieur, Johanna Mikl-Leitner avait aussi confirmé le projet de clôtures: "Pour pouvoir mener efficacement les contrôles aux frontières, il faut des clôtures" empêchant de contourner ces contrôles.
M. Kurz a aussi estimé que "la seule manière pour maintenir à l`avenir une Europe sans frontières internes" restait une garantie des frontières externes de l`Union européenne (UE). Pour cela, il faut selon lui "intervenir dans les eaux libyennes pour empêcher le départ des barques" et "éviter que les sauvetages en mer soient automatiquement synonymes de billet pour l`Europe". Il se montre aussi favorable au projet de "Migration compact" européen proposé par l`Italie, qui met l`accent sur une aide aux pays d`origine. "Il est clair qu`il faut changer le système: d`un accueil sans limites en Europe à plus d`aides sur place. C`est beaucoup plus efficace et plus honnête que d`attirer les gens avec de faux espoirs", a insisté M. Kurz.
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