Contre la pollution à Londres, Greenpeace masque les monuments

  18 Avril 2016    Lu: 1311
Contre la pollution à Londres, Greenpeace masque les monuments
Dix-sept monuments londoniens ont été masqués par des activistes de Greenpeace. Objectif : dénoncer la pollution de l`air à Londres et en Grande Bretagne.
Les statues de l`amiral Nelson à Trafalgar square, de l`Eros de Piccadilly Circus et même du footballeur Thierry Henry devant le stade d`Arsenal se sont réveillées lundi avec un masque sur le nez, une initiative pour dénoncer la pollution de l`air en Grande-Bretagne.

Dix-sept monuments londoniens étaient visés par les activistes de Greenpeace qui s`en sont pris également à la statue de la reine Victoria devant Buckingham Palace ou celle de Winston Churchill, habillé d`un faux masque à gaz, à côté du Parlement de Westminster.

L`action la plus spectaculaire a été menée par deux militants qui ont escaladé, vers quatre heures du matin, la colonne Nelson, le héros de la bataille de Trafalgar, qui culmine à 52 mètres au centre de la capitale. Ils sont descendus en rappel sous les yeux des ambulanciers et de la police qui les a arrêtés aussitôt qu`ils ont touché pied à terre.

Au total, huit personnes ont été interpellées sur les différents sites, selon Scotland Yard. Greenpeace a voulu mettre l`accent sur « la pollution de l`air qui tue prématurément 40.000 personnes par an au Royaume-Uni dont 10.000 à Londres », selon Areeba Hamid, une militante de l`ONG.

« Si ces statues étaient des personnes vivantes, beaucoup d`entre elles respireraient régulièrement un air dangereux, illégal. C`est pourquoi nous leur avons posé un masque. Évidemment des millions de Londoniens, dont de nombreux enfants, respirent le même air. »

Greepeace veut faire pression sur le prochain maire de Londres dont l`élection est prévue le 5 mai prochain. « Quel que soit le vainqueur, il devra arrêter de parler et commencer à agir », a insisté Areeba Hamid. Selon une étude du King`s College de 2015, la pollution atmosphérique joue un rôle dans le décès de près de 9.500 Londoniens et 40.000 Britanniques chaque année.

Londres enregistre les niveaux de dioxyde d`azote (NO2) les plus élevés de toutes les capitales européennes et le Royaume-Uni a fait l`objet en 2014 de poursuites de la Commission européenne pour manquement à l`obligation de réduire les niveaux excessifs de NO2.

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