Le ministre de la Sécurité publique et porte parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji, a condamné l`assassinat, lundi, de trois responsables de l’Union populaire centrafricaine (UPC - l`une des quatre factions de l`ex-Seleka), et les représailles qui s`en sont suivies, à travers l`assassinat, le jour même, de trois jeunes chrétiens dans le quartier musulman PK5 et d`un autre civil dans la camp des Castors ( cinquième arrondisement) par des inconnus, selon un communiqué officiel du ministre.
Saïd Panguindji a, en outre, relevé que cette montée de violence était l’œuvre "des ennemis de la paix".
"Le détonateur de cette énième crise est l`agression injuste dont ont été victime quatre éléments de l`UPC (trois, tués et un blessé), qui pourtant séjournaient à Bangui dans le cadre du dialogue et de la concertation, pour examiner de manière consensuelle et pacifique toutes les voies de sortie de crise. Et comme on pouvait s`y attendre, des paisibles citoyens non musulmans qui se trouvaient dans le secteur du Km5 dans le cadre de leur travail ont été malheureusement pris à partie" a précisé le responsable.
Tout en condamnant ces actes, le ministre Panguindji a appelé la population au calme et à la retenue.
La tension est montée d`un cran, mardi matin, dans la capitale Bangui où des manifestations ont été organisées, respectivement, dans le 1er et 2e arrondissements, en réaction à l`assassinat, lundi, dans le PK5 de trois jeunes issus du quartier Lakouanga dans le 2ème arrondissement.
Les trois victimes s`étaient rendues dans le PK5 pour y livrer de l`eau, a expliqué à Anadolu, mardi, un parent de l`une d`elles, préférant garder l`anonymat.
Des témoins oculaires ont indiqué à Anadolu que les jeunes manifestants ont vandalisé certaines maisons appartenant à des particuliers, posé des barricades au niveau des principales artères des deux quartiers tout en appelant le gouvernement à assumer ses responsabilités.
Selon les mêmes sources, les forces internationales sont ensuite intervenues pour sécuriser le secteur et pallier tout débordement.
La communauté musulmane du PK5 a, de son côté, fortement condamné ces assassinats. Contacté au téléphone par Anadolu, Ousmane Abakar, porte-parole de cette communauté a fait savoir que "La population du 3e arrondissement -ou se trouve le PK5- condamne cet acte et désire rester solidaire et soudée avec les habitants des autres arrondissements".
Trois responsables de l’Union populaire centrafricaine (UPC - l`une des quatre factions de l`ex-Seleka), dont l’ancien porte-parole de l’ex-Etat-Major de la formation, Ibrahim Ahmadinejad, ont été assassinés, lundi, à Bangui, alors qu’ils revenaient d’une rencontre politique avec les autorités de la transition,
Selon des sources de l`ex-Séléka, à majorité musulmane, les assassins appartiennent à la formation politico-militaire chrétienne, anti-Balaka.
Tags:






