«Il y a différentes opinions parmi les partenaires de la coalition, l`Union démocrate-chrétienne (UDC) et le Parti social-démocrate (SPD). A la suite de notre discussion, le gouvernement fédéral autorisera les poursuites pénales» a indiqué Merkel lors d’une conférence de presse.
L’humoriste allemand Jan Böhmermann a provoqué l’indignation de plusieurs personnes après avoir lu, il y a deux semaines, lors d’une émission satirique de la chaîne ZDFneo, un poème dont les termes à l’encontre du président Erdogan ont été jugés insultants.
La Turquie avait alors protesté contre l’émission et exigé que des poursuites pénales soient intentées contre le comique dans une note diplomatique envoyée, la semaine dernière, au ministère allemand des Affaires étrangères.
D’après une loi jusqu’à maintenant peu utilisée, le paragraphe 103 du code pénal allemand, tout citoyen allemand qui insulte un chef d’Etat étranger fait face à une amende ou à une peine d’emprisonnement de trois ans maximum. Néanmoins, dans le cas d’une «insulte diffamatoire», l’emprisonnement peut aller de trois mois à cinq ans.
Le paragraphe 104a de la même loi stipule quant à lui que de telles infractions ne peuvent être poursuivies que si le gouvernement étranger en question en fait la demande au gouvernement fédéral allemand et que ce dernier accepte la requête.
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