"La France se situe presque à la dernière place du classement en termes d`écarts de performance scolaire", relève ce rapport du centre de recherche Innocenti de l`Unicef, publié jeudi, qui étudie les inégalités en matière de bien-être des enfants dans les pays de l`OCDE et de l`Union européenne.
"Le fossé entre les performances des élèves en fonction de leur milieu social est très important" en France.
L`Hexagone rejoint ainsi la Belgique (36e) en tant que pays à haut revenu présentant un écart important entre les enfants situés à la médiane et les 10% les plus pauvres du groupe d`enfants de 15 ans qui passent les examens PISA (Programme international sur le suivi des acquis des élèves de l`OCDE).
"Ce retard scolaire très préoccupant n`a pas diminué depuis 2006", déplore l`Unicef.
Pourtant, la France est plutôt bien placée en matière d`écarts de revenus entre les enfants les plus pauvres et les enfants "moyens": relativement peu (9%) vivent dans des foyers sous le seuil de pauvreté (touchant moins de 50% du revenu médian français).
L`impact des politiques de transferts sociaux explique en partie "ce résultat honorable", remarquent les rapporteurs.
Côté santé, près d`un tiers des Français de 11 à 15 ans signalent au moins un problème par jour: maux de tête, de dos ou de ventre, irritabilité, insomnies, vertiges... Parmi eux, on compte 12% de plus de filles que de garçons.
Par ailleurs, parmi les plus défavorisés, "la mauvaise hygiène alimentaire est prédominante et l`écart relatif en France est plus élevé que dans 24 autres pays de l`UE-OCDE", relève l`Unicef.
Quant à la pratique d`activités physiques, l`écart entre les enfants défavorisés et ceux dans la médiane s`est réduit de 8% entre 2002 et 2014. Toutefois, la probabilité que les plus pauvres participent à 60 minutes d`activité physique par jour "est inférieure à 14%".
Enfin, la France se classe 28e sur 35 en matière d`inégalités de satisfaction dans la vie. Globalement, près de 30% des filles se déclarent insatisfaites contre 14% des garçons. C`est en France (et en Pologne) que les plus fortes disparités de genre sont observées à l`âge de 15 ans.
Le rapport repose sur les données disponibles les plus récentes, qui varient selon les pays.
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